Philippe Boisnard

Paris, France

Biographie

Artiste numérique et écrivain, Philippe Boisnard interroge la constitution de l’homme à travers la matérialité des codes et des représentations liées à des dimensions politique, sociale ou économique. Ses installations et performances sont présentées internationalement dans plus de 20 pays : au FIMAV (Canada), à l’agence TOPO (Canada), au Mapping Festival (Suisse), au Digital Choc (Japon), etc. De plus, en 2016, il a notamment été commissaire d’exposition pour les festivals Accès(s) de Pau.

Démarche de l’artiste

Un paysage sans reste d’humanité se crée de manière continue. Il est un reflet poétique d’une terre dont nulle conscience n’est plus témoin. Il y a eu destruction. Cette terre, c’est Fukushima. Elle est désolée. Il ne reste qu’un paysage sombre; sans Homme, sans faune et sans flore. Seuls quelques vestiges de construction peuvent y apparaître. Pour cette nouvelle création, l’artiste s’associe à Jacques Urbanska et à sa veille Twitter (@fukushima_actu) pour générer le paysage médiatique de la catastrophe qui s’est produite en 2011. Ce paysage se modifie automatiquement par l’analyse des flux d’informations concernant Fukushima, mis en ligne sur Internet. Sa texture de couleur est créée à partir d’images qui ont été diffusées ou qui sont encore diffusées sur Twitter (@fukushima_actu). Ce paysage est post historique; il n’écrit plus l’Histoire. Il est le reflet d’un monde où l’Homme a disparu et dont il ne reste que les traces, sous la forme d’archives. Une caméra automatique explore ce paysage : nous faisons face à sa solitude. Le terme de « solitude » est ancien; il renvoie au XVIIe siècle, à une friche, à un no man’s land.

Activités et œuvres de l'artiste

Paysage de la catastrophe

Table ronde au Château Dufresne