Marion Paquette

Montréal, Canada ____https://www.marionpaquette.com/

Biographie

Marion Paquette est une artiste émergente née à Montréal, où elle vit et travaille. Elle détient un Baccalauréat en Arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal (2015). Sa pratique se développe autour de formes tangibles d’un Soi en relation avec son environnement par l’emploi du textile, du performatif et de la photographie. Depuis 2016, elle participe à plusieurs résidences au Canada, en France et au Japon. Elle est membre fondatrice et artiste-commissaire du collectif doux soft club (2017). Son travail a été exposé plusieurs fois à Montréal (Canada) et également à Natashquan (Canada), ainsi qu’à l’international, Nantes (France) et Itoshima (Japon).

Démarche de l’artiste

Les interventions de Marion Paquette s’articulent principalement autour de contenus de l’intime lui étant propres ou découlant de sphères personnelles diverses. Ce thème, décliné à travers le quotidien, l’amène à développer des formes tangibles d’un Soi en relation avec son environnement. Ainsi, ses projets prennent généralement forme à travers des actions performatives et des installations amalgamant textile, dessin, écriture et photographie.

Son schème d’intervention prend source au sein de l’aspect paradoxal que peut comporter la présence de l’intime dans la sphère publique et de son incidence sur cette dernière. Travaillant à partir de la condition d’entre-deux, elle s’intéresse à l’effet de la jonction réunissant deux concepts présentant une certaine polarité. Dépendamment du projet, des croisements antinomiques entre conforts/inconforts — personnel/interpersonnel — intérieur/extérieur — objectivité/subjectivité — voilé/dévoilé — éveil/sommeil — animé/inanimé – privé/public sont soulevés.

Cette dualité, traduite de manière conceptuelle, se précise également au regard de la matière et du protocole de travail employé, le tissu se présentant ici comme matière sensible, que ce soit par l’impression du vivant qu’il figure ou encore l’appel au toucher qu’il suscite. En contrepartie, il se dégage de ces exercices une certaine rigueur analogue à la méthode scientifique. L’utilisation répétée du blanc et l’application d’un traitement documentaire ; études, collecte de données, mesures, plans et cartes sont des éléments participants à cette esthétique caractérisée de laboratoire.

Crédit photo : Michel Paquette

Événements

Artch 2019