L’ART S’AFFICHE x Technopôle Angus
Jessica Houston
Horizon Felt
Cette nouvelle exposition de L’art s’affiche met à l’honneur l’artiste Jessica Houston avec sa série de photographies explorant le changement climatique, le temps profond et les géographies de la résistance dans les régions polaires. À découvrir sur la palissade entourant le chantier de la Place Michel Hébert, au coin des rues Molson et William-Tremblay.
L’art s’affiche est un projet d’exposition d’affichage public, ayant pour objectif de rendre accessible l’art contemporain tout en dynamisant visuellement l’espace urbain. Des artistes emergent.e.s et établi.e.s, issu.e.s de pratiques multiples, sont selectionné.e.s et invité.e.s à exposer leurs œuvres dans un environnement à chaque fois inattendu.
Jessica Houston
Biographie
Jessica Houston vit et travaille à Montréal. Ses œuvres font partie des collections du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada, ainsi que de collections publiques et privées au Canada et à l’étranger. Elle a exposé au Canada, en Europe, aux États-Unis, en Islande et en Finlande, et a reçu le soutien du Conseil des Arts du Canada, du National Geographic et de Parcs Canada. Elle est représentée par la galerie Art Mûr à Montréal.
Démarche artistique
Les photographies de Jessica Houston explorent le changement climatique, le temps profond et les géographies de la résistance dans les régions polaires. Depuis 2008, elle collabore avec des communautés, des scientifiques, des philosophes et des poètes de l’Arctique et de l’Antarctique, créant des œuvres qui mettent en avant les écosystèmes de couleurs et de lumière.
Dans sa série Horizon Felt, Houston a placé du feutre coloré devant son objectif afin de créer de nouvelles cartographies des pôles. Ses photographies d’avant-postes abandonnés, de stations scientifiques et de glaciers en retrait révèlent les histoires du colonialisme, du capitalisme et de l’injustice environnementale, tout en ouvrant un espace pour repenser le « naturel ».
Les teintes tirées des algues, de la mousse, des navires, des pierres tombales et des drapeaux bouleversent la notion de paysages blancs inhabités. Elles soulignent l’entrelacement des mondes humains et plus-qu’humains, et nous invitent à imaginer les pôles comme des systèmes vivants auxquels nous appartenons.
