L’ART S’AFFICHE

Transparution de l’artiste montréalaise Isabelle Parson est en exposition sur les façades du studio Ubisoft dans le Mile-End

Art Souterrain
Ubisoft

Art Souterrain est fier de présenter la cinquième édition de L’art s’affiche, en collaboration avec Ubisoft Montréal.

Sur une période de trois mois, Ubisoft accueillera une exposition solo des œuvres de l’artiste Isabelle Parson dans le Mile-End, sur la façade extérieure de son studio au coin des rues Saint-Viateur et Saint-Dominique. Ayant comme objectif de démocratiser l’art dans l’espace public, ce projet inédit s’inscrit dans le volet Art en Entreprise, dont le mandat est d’intégrer l’art dans le quotidien professionnel.

Isabelle Parson

Transparution

Biographie

Isabelle Parson poursuit une maîtrise en photographie à l’Université Concordia à Montréal. Son travail a été diffusé récemment notamment lors de l’exposition « l’Érosion de la scène » à la galerie Hugues Charbonneau (2021) aux côtés de David Lafrance et de Miri Chekhanovich, à Art Souterrain (Créer des Ponts, 2021), Artch – art contemporain émergent (2020) et à la Foire d’art contemporain de Saint-Lambert (2020-2019). Elle est lauréate de plusieurs prix et distinctions dont la bourse d’études supérieures en photographie The Mildred Lande and Margot Lande Graduate Scholarship (2022, Concordia) et le prix Coup de cœur de la relève de la revue Esse (2021). En 2021, Isabelle réalise une résidence sur le compte Instagram « Culture vitale, culture locale » de Culture Montérégie. Ses œuvres font partie de collections privées et institutionnelles.

Démarche artistique

Depuis maintenant 4 ans, Isabelle Parson occupe une serre comme atelier, un espace qu’elle a choisi intuitivement pour l’unicité de sa lumière fluide et diaphane ainsi que pour sa matérialité. Sa pratique s’élabore dans la réminiscence d’expériences vécues dont celle d’une mort imminente survenue à l’âge de 7 ans. Par le biais de la photographie et de la vidéo, l’artiste développe une vision sensible qui souligne ce qui relève de la symbiose aux limites de l’organique, du minéral et du synthétique. Inspirée de son vécu et d’approches interrogeant la matière et son agentivité, consciente de la fragilité de l’existence, elle aborde la notion de transition de l’inerte au vivant.

Œuvre de l'artiste Nik Mirus pour l'exposition L'art s'affiiche chez Ubisoft Montréal
Œuvre de l'artiste Nik Mirus pour l'exposition L'art s'affiiche chez Ubisoft Montréal

1. La serre — Fougères et pluie

Photographie, 24″ x 36″, 2022

Ces oeuvres sont issues d’une série de photographies présentées à La Galerie Hugues Charbonneau du 11 mai au 18 juin 2022 dans le cadre de l’exposition de groupe « L’érosion de la scène » réunissant les artistes David Lafrance, Isabelle Parson et Miri Chekhanovich. Le titre de l’exposition fait référence à un extrait de l’essai L’invention du Paysage d’Anne Cauquelin. La philosophe y décrit l’évolution de l’art du paysage au fil des siècles. Parmi les idées formulées dans ce texte, il y a celle qui veut que le paysage soit définitivement libéré et mis au-devant de la scène par un détachement de toutes contraintes décoratives.
L’exposition se penche sur des écosystèmes qui ont d’abord été nos environnements naturels puis qui ont été entièrement assujettis à l’activité humaine industrielle et post-industrielle. Par le biais de la photographie, l’artiste explore des serres abandonnées de sa région et s’intéresse aux types d’états d’esprit propices à la contemplation et à la réceptivité dont l’épochè. Ses sujets d’étude ont ceci de particulier qu’ils se transforment au fil du temps, de la lumière naturelle et des saisons. Par des observations et des études intuitives de matériaux, l’artiste révèle une suite de saisissements locaux, spontanés et furtifs, tel un semis du mois d’avril qui fait craquer le terreau. Les œuvres produites soulignent la complexité de notre rapport au monde et à soi. L’insistance, voir la stabilité de la démarche de l’artiste crée ici une suite d’observations où les comparables sont riches et révélateurs de découvertes autant enivrantes qu’inquiétantes. La photographie Agentivité – Calculatrice quant à elle est issue d’un projet réalisé en 2021 dans lequel l’artiste se questionne sur la notion d’agentivité de la matière ainsi que de transition de l’inerte au vivant.