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Événement De dignités et de rêves


À Propos

« Depuis une île aussi grosse qu’un petit-pois, un poète dont personne n’avait entendu parler écrit : « Où que nous regardions, l’ombre gagne […] Pourtant nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre ». 

D’une main ferme, il s’était saisi de ce qui commande le respect à autrui ; la dignité. Non pas celle que l’on concède comme une pédanterie, mais celle dont se saisissent les oppressé.e.s et les affranchi.e.s. Au mitan de la Seconde Guerre mondiale et depuis la marge des mondes, un poète s’empare d’une “arme miraculeuse”, la dignité. Elle fait redresser l’échine et regarder droit dans l’adversité. 

La voix d’Aimé Césaire aussi connu comme la voix de ceux qui “n’ont point de bouche” a fait le voyage jusqu’aux vitrines du Village. Elle a roulé dans le tonner des rêves pour habiter notre aujourd’hui. Bien que cette exposition soit dans un autre lieu et un autre temps, elle se saisit d’une même dignité. 

Les artistes dont les œuvres et les corps s’affichent ne s’excusent pas d’exister et encore moins de rêver. Chacun a son agentivité propre et se nomme : Métis.se, Sino-canadien.ne, Noir.e, Autochtone, queer, gay, lesbienne, latin-x, bispirituel ou transgenre. Dire «non à l’ombre» participe d’un refus de se laisser nommer par ceux qui ne sont pas eux. Marqués par un fort désir de justice sociale et d’émancipation, ces artistes renseignent parfaitement ces mots de Martin Luther King : « Nous ne serons pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.» 

Dans le carrousel de la diversité, ces artistes se savent être un potentiel “matériel de monstration exotique ”. Ce faisant, leurs œuvres se jouent d’un contre discours qui fout en l’air les exotismes ordinaires et racistes dans lesquels sont figés cocotiers, palmiers, plumes d’Indiens, pagnes de bananes, kimono, êtres bizarrement sexués et corps aux peaux noires, rouges ou jaunes. 

C’est depuis cette marge discursive, que ces artistes des minorités écrivent un nouveau poème de dignité et de rêves. Peut-être voyagera-t-il à travers l’éther jusqu’aux générations de demain. »

Eddy Firmin

Activités en cours et à venir

Thème

De dignité et de rêves - Foutre en l’air les exotismes!


Biographie Francis O’Shaughnessy 

Francis O’Shaughnessy est un artiste-chercheur dans le champ des arts visuels. Son axe de recherche porte sur le portrait dans le paysage. Il opte pour une poésie visuelle; une cérémonie artistique qui vise la conception du poème en tant qu’événement photographique. Dans ses récentes productions, il arrime des procédés antiques avec la technologie actuelle pour faire de la slow photographie. Il a un Baccalauréat de l’Université Laval, une maîtrise de l’UQAC et un doctorat en études et pratiques des arts de l’UQAM. Il vit et travaille à Montréal (Canada).

francisoshaughnessy.com/photographie

Recherche en cours: 

En avril 2020, en raison de la COVID-19, il fut difficile de poursuivre mes recherches, puisque je ne pouvais pas recevoir de modèles chez moi. En naviguant sur Internet, j’ai remarqué qu’il y avait des artistes qui proposaient des séances virtuelles avec des modèles qui demeurent parfois à des milliers de kilomètres. J’ai alors installé un appareil à soufflet devant un ordinateur pour faire des représentations au collodion humide de mes clichés numériques. De la sorte, j’ai arrimé des procédés antiques avec la technologie d’aujourd’hui. En moyenne mes prises de vue étaient de 16 à 20 minutes. 

Procédé photographique:

Brièvement, il s’agit d’une technique développée par Frederick Scott Archer (1851). Le collodion humide était en vogue entre 1850 et 1880 parce qu’il y avait un marché de masse pour les mises en scène et le portrait. Cent ans plus tard (1980-1990), le collodion humide refait surface avec un regain d’intérêt pour la richesse des possibilités offertes : la cuisine photographique et l’attachement que l’auteur a à l’histoire. À partir de « procédés culinaires », l’artiste fabrique un sirop jaunâtre nommé collodion humide qu’il enduit sur une plaque de verre. Ensuite, il insère cette dernière dans une « chambre en bois ». Une fois sa prise de vue réalisée, sa matrice lui sert à la fois de négatif et de positif.

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