Sarah Boutin
Montréal, CanadaBiographie
Sarah Boutin vit et travaille à Montréal.
Sa pratique interroge la pérennité des récits de filiation lorsque ces derniers sont soumis à des expériences d’absences, d’amnésie ou d’anesthésie. Ces formes d’expressions, au croisement des arts visuels et de la littérature, s’avèrent des outils de réconciliation pour sublimer la disparition.
À propos de l'oeuvre
Des histoires traversent les corps sans être parlées (2021)
Des histoires traversent les corps sans être parlées est une œuvre qui aborde les temporalités de construction et de déconstruction des images, des écritures et des identités. L’œuvre questionne le phénomène de la transmission et ce qui permet sa persistance ou sa cessation.
L’œuvre vidéographique de Sarah Boutin traite de l’absence, laquelle engage des rituels où les gestes de tresser, laver, plier et purifier tentent de (re)constituer des récits. Certaines images de cette performance vidéographique sont ensuite imprimées sur plâtre par méthode de transfert. Couramment employé en médecine pour sa propriété antalgique, préconisant un repos par l’immobilisation, le plâtre est transposé dans le cadre artistique par souhait de permettre un certain apaisement.
Le processus opère en boucle. Le corps performant, confronté au labeur et à l’impossibilité de fixer la mémoire, développe une esthétique dépouillée. L’œuvre évoque une certaine forme de prière permettant de faire face à l’évidence ; certains récits nous préexistent et nous excèdent.